De l’auto-érotisme

Légende, Mon éternel

Un rapport à soi, longtemps considéré comme mauvais, malsain par la religion monothéiste dans un premier temps puis par Freud et ses adeptes qui y voyaient un symptôme de démence narcissique. La pire case qui coupe l’humain de lui-même, alors que c’est la base de l’amour.

Ce sont ces dogmes qui nous coupent de notre pouvoir personnel et qui salissent tout, une vision écoeurante qui transforme tout en pornographie.

Orgasmie

Selon moi, incarner son pouvoir érotique consiste à se révéler à travers ses sens, sa sensualité. L’auto-érotisme est la base de l’amour de soi, du rapport à son corps, objet de découverte du monde extérieur, de la matière. Expérimenter ses sens avec la nature, le soleil sur sa peau, le ruissellement de la pluie, un bain, nager dans l’eau, sentir la caresse du vent dans ses cheveux, s’allonger sur la Terre et sentir qu’elle nous absorbe, regarder la beauté et ressentir son émotion, danser dans l’espace, se mouvoir, s’émouvoir, sentir son coeur battre après un orgasme ou après une course, se toucher soi-même avec tendresse et voluptés. Se laisser envahir puis exulter, respirer profondément puis jouer de son souffle en soi, jouer avec ses pensées, ses rêves, les incarner puis les regarder grandir, se tendre puis les lâcher. Tout s’inspire et s’expire dans la grâce de notre être.

Il est vital voire viscéral de jouir de soi. C’est un rapport amoureux et non narcissique.

L’amour de soi est perçu comme une tare narcissique par bon nombre de moralistes qui dans l’alcôve de leurs désirs sont les plus degradés, qui vont projeter sur l’autre leurs fantasmes d’auto-erotisme non assouvis dans leur intime, qui vont chercher dans l’autre ce qu’ils sont incapables de se donner. L’amour de soi est une façon de réunir nos dualités, nos parts fêlées et de se guérir, se combler.

Pour faire l’amour avec un autre, il faut être comblé à l’intérieur, ce sont quatre corps qui communiquent dans un cinquième corps, le nous.

4 réflexions sur “De l’auto-érotisme

  1. Avatar de letroll2clermont

    Bonjour,

    évidence, les vies dansent.

    permettez que je dépose ces quelques mots non aboutis et que j’ai écrit il y a…

    L’impossibilité d’être ou l’incapacité humaine.

    Il me suffirait de m’éveiller au jour nouveau sans projet, sans pensée.

    Il me suffirait d’ouvrir les yeux, de regarder, de contempler.

    Il me suffirait de ne pas être, de me laisser porter par le rien

    il me suffirait d’une légère bise sur mon corps nu.

    il me suffirait d’une chaleur humide sur mon sexe.

    il me suffirait de jouir de l’instant qu’il m’est donné.

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