Je te cherche,
Dans les nuages, la lune et les étoiles, la nuit. Dans l’eau claire « qui reflète et qui attend », les jours glorieux. Dans l’esprit et dans l’âme, l’écume des vagues, le vol d’un oiseau. Dans la mélancolie de mes amours anciens, dans les ruisseaux vagabonds. Dans l’hymen de mes renaissances et la décomposition des fruits. Dans mes songes perdus, mes vides sidéraux, mes idéaux. Dans ma plume, mes runes et quelques cartes d’oracles. Dans le soleil qui s’absente et dans la pluie qui pleure. Dans mon ventre, les papillons et les désirs tels, que mon coeur n’y suffit plus. Dans mes débâcles et mes paradoxes. Mes dualités absurdes. Mes blessures et mes guérisons. Dans le rien qui fait tout puis le tout qui fait rien, dans les détails. Dans mon imaginaire, mes inventions. Dans le retour du printemps, dans l’habitude abattue. Mes combats, mes chimères. Dans mes sursauts, mes dialogues qui monologuent. Dans mes angoisses, mes anges déchus. Dans mes dragons, mes chaînes puis mes ailes. Dans mes énigmes irrésolues, dans mes réponses au monde. Dans l’écho et les narcisses, sur le rivage. Dans l’espoir qui perd dure et la danse des voiles.

Me cherches-tu toi aussi ? Es-tu déjà parti ? Es-tu en chemin ? Serons-nous prêts ?
Je t’aime, je ne sais pas où, ni quand, je t’aime.
LA MUSE.
J’ai longtemps, longtemps cherché
Les yeux cousus, le cœur aveugle
Traînant ma carcasse moribonde
Errant jusque dans les catacombes
De cadavres en squelettes par milliers
Creusant la terre jusqu’à saigner
Pénétrant les mers à m’asphyxier
Je me suis vendu et puis damné
Brûlé aux flammes de l’enfer
J’ai questionné et torturé, parfois tué
De là m’est venu le goût du sang
Le goût du mal, de la perversion
J’étais un monstre, un dépravé
Je l’avais tant et trop cherché
Que la folie m’avait gagnée
La Muse ce n’est pas à toi de la chercher
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Ma part manquante n’est pas une muse. Elle est insondable, innommable… j’ai été la muse de certains poètes… à part m’inventer une autre version de moi-même, ce rôle ne me sied pas et je suis par sauvegarde, devenue ma propre muse. Cette folle sage qui cherche et arpente tous les chemins. Ma part manquante, c’est mon mystère, cet autre, que j’ai parfois touché du doigt dans mes divagations amoureuses et dont je ne peux faire le deuil. Cet autre qui comble mon vide.
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Ce poème est très beau ! La folie est une muse à part entière.
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Un petit texte que j’avais écrit il y a bien longtemps, toujours me questionnant.
Que le froid enveloppe et protège les bourgeons appart bien tôt.
Bien à vous, Madame.
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Bien à vous, cher Troll.
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Bonjour,
« Pleine Lune en Lion »
Le contrôle de soi pour ne pas se laisser envahir, utiliser, n’est-ce pas une perte de soi?
Faut-il se blinder au risque de se perdre?
Tendres pensées Madame.
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Vous avez raison, comme souvent. J’essaie de lâcher-prise …
Tendres pensées Monsieur.
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Bonjour Luna,
permettez ce petit surnom.
J’ai été très touché de ce que j’ai lu hier et que je ne retrouve pas. Je n’ai pu répondre car cela aussi évoqué des souvenirs pour moi et je ne voulais pas y répondre de suite. Prendre du recul, mieux formuler mais en définitive c’est aussi tricher avec ces sentiments immédiats, bruts. cela m’a remémoré un souvenir toujours présent et dont mes enfants me reparle.
Je partais au travail et mes enfants se disputaient. Nous étions dans une campagne loin de la ville, protéger de beaucoup de choses. je n’avais pas le temps de leur dire qu’il fallait s’écouter, ne pas jalouser etc. je me suis mis a pleurer et je les ai serrer très fort dans mes bras et embrasser en leur disant que je les aimais très fort et qu’il me promette de ne plus se disputer. toute la journée mes pensées ont été de savoir si je devais les protéger du monde extérieur. et le dilem est « si je venais a disparaitre » comment affronteraient-ils ce monde dont je les aurais protéger.
Alors il faut leur montrer qu’il faut toujours se battre et toujours être sur le qui-vive. Et ça me fout en l’air.
j’espère n’avoir pas plomber votre dimanche belle et tendre damoiselle.
toutes mes pensées volent vers vous.
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Vous pouvez me donner tous les surnoms de la Terre. Une part ( grande) de moi, s’appelle Luna.
Ceci dit, votre message m’émeut beaucoup. Je comprends tellement ce que vous ressentez. Nous vivons dans un monde de prédation et oui, il vaut mieux éviter d’être un lapin de 6 semaines. Moi aussi, j’ai dû apprendre l’art du combat à mes enfants mais il faut aussi leur apprendre à trouver un refuge de sécurité et d’amour en eux, c’est tout un équilibre à doser.
J’ai effacé une bonne partie de mon message. J’en ai marre de me définir en victime et puis après coup, j’ai trouvé ma confidence trop intime pour rester sur un espace public, même si le lieu est peu fréquenté.
Je vous remercie pour vos mots, vos pensées et votre humanité ainsi que votre belle sensibilité.
Mon dimanche qui s’accompagne de mon choix d’une rupture définitive avec mon amant de ces derniers temps, ne pourra pas être plus plombé qu’il ne l’est. Vous êtes un rayon de soleil dans ma nuit.
Tendresse cher ami, que votre humanité enrubanne le monde !
Je vous embrasse.
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