
Je tisse en moi un sanctuaire,
un refuge de douceur, où le pardon danse sous un havre de lumière dorée, un espace paisible pour s’étirer en toute sérénité, où tout ce qui a été refoulé s’exprime, est accueilli dans son essence, libéré.
Un lieu ardent d’unité, que je m’approprie, les bras grands ouverts pour embrasser chaque facette de moi, surtout celles qui tremblent, qui s’interrogent, celles qui chutent, qui ne sont pas encore achevées, celles qui connaissent chaque graine dans la terre, chaque brin d’herbe, chaque goutte de pluie, chaque élément nourrissant la richesse de mon être.
J’allume une flamme et m’asseois à la chaleur de ce feu. Je hurlerai si cela m’appelle, consciente que cette lumière peut réduire en cendres les illusions de la perfection, éroder les chaînes des mensonges, alléger le poids des fardeaux.
Je crée un foyer en moi où la grâce s’épanouit, en une abondance éclatante, un refuge de bonté qui grandit, accueillant toutes mes vérités et fleurissant au rayonnement de mon amour inconditionnel.
Imbolc 2025.