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Les tourments

Il y a un vieux fauteuil, une dame sans âge avec un chapeau noir et quelques fleurs.

Il y’a les projecteurs et les projetés.

Il y’a les photos absentes et celles qu’on aimerait oublier.

Il y’a sépia et couleurs saturées.

Il y’a des visages fermés, vitrines illuminées par la douleur.

Il y’a ces sourires comme des masques de carnaval qui crachent un bonheur surfait.

Il y’a les moches, les beaux, ceux qui sont hors cadres, ceux qui trônent au centre ou encore ceux sur les côtés, le corps et les pieds coupés.

Il y’a les papillons de nuit, les hérons cendrés, les grenouilles et un écureuil qui passe.

Il y’a le décalage d’une pensée violette sur un lit de roses.

Il y’a un petit port pour pédaler sur des bateaux et l’estuaire du vide sur les vertiges.

Il y’a des pages qui se tournent sur un livre redondant.

Il n’y’a plus de place et l’insignifiance d’une présence.

Il y’a un demi siècle.