Je deviens sage. Le monde s’agite dans une danse folle. J’ai même gesticulé dans leur soubresauts, tel un pantin, ils m’ont emportée. Je vascille mais ne flanche pas. Mon unité semble solide et le miroir garde son tain. J’apprends la tarentelle et je jongle. Je ne retiens plus. Je laisse couler le flux des émotions. Je ne retiens plus. Qu’ils me quittent, ces oiseaux de passage ! Je suis un arbre aux racines séculaires. Je m’ancre dans le creux de la terre, je suis la Terre. Mon feuillage n’accroche pas le vent, mes branches embrassent le ciel qui pleure. Un jour, j’irai psalmodier des cantiques. Il n’est plus temps. Je ne joue plus leur jeu. A mille lieux de là, je repose et je rêve.