
Une pulsion de vie/mort/vie.
Mon cher ami,
J’ai appris à mourir et à renaître en toute conscience. À casser les schémas, les habitudes. Tout l’art réside dans la renaissance. Jamais je ne me repose. Essaie de ne plus respirer pour voir.
La femme possède, de façon innée, cette conscience des cycles, et de ce fait, elle se doit de mourir quand le temps est venu. Cette pulsion, cet élan vital maintient la force d’un esprit libre et nourrit l’âme. Nous sommes émanation de Gaïa jusque dans nos chairs.
L’humain qui ne sait pas mourir, voilà le fléau ! L’éternité n’existe pas, ici bas. Tout périclite inexorablement que tu en sois conscient ou pas.
Mon père me disait souvent le matin : « Chaque jour est un bon jour pour mourir, bonjour ! »
Je pense à lui. Il me disait que nous avions une seule vie éternelle sur cette Terre. Je sais qu’il est toujours vivant quelque part et parfois, je sens sa présence …
Ainsi, je me préserve et je te préserve de me rendre captive de nos désirs. Je nous invite à nous renouveler constamment. Je suis insaisissable et je crois bien que c’est cela qui te plaît.
Fluide comme l’eau, libre comme l’air, solide comme la terre et ardente comme le feu !