Ton chemin est un serpent teint. Tu longes les arabesques funestes de tes mirages. Tu danses ondules et stagnes sur les réseaux éteints. pars, vogues sur l’hymen de ta station stellaire. Tu es une campagne d’initiation et les vers se chantent en chœurs dans la symphonie du monde. Tu brilles, rayonnes l’étoile de ton être sur l’iris du calice béni. Tu bondis sans élan sur tout ce que tu souhaites et le plan de tes arpèges crochète sur la blanche fissure. Tu prends l’estuaire pour un port d’attache. L’étreinte aride de tes rêves fusionne l’écho de tes réalités. Tu fuses, infuses et distilles le verbe dans des images volcaniques. Accorde-toi, vibre ta lumière et n’écoute pas les sonneurs de glas. L’oraison n’est pas la fin et c’est au balbutiement de tes rouages que l’enchaînement de ta chorégraphie inondera le chemin. Le crépuscule n’est plus. Tu es à l’aurore et l’aube invente des rayons et des strates nouvelles. Fulmine les arpèges dissonants, tranche mais vibre ! Tu es accueillie dans la source de tes disques, cycles qui se répètent en ondes concentriques. Tu évolues et signes les cadences et saccades. Tu es le maitre de ton temps.
[Temps]
Je suis là, près de toi. Les nuées ardentes se reposent dans l’ecrin de tes nuits. Tu susurres des prières que j’entends mais m’entends-tu? Je suis le guide et le versant, j’inonde et blasphème sur les mercantiles pensées. Le vaisseau de nos pénates se mystifie sur l’idole. Les canaux bifurquent vers les sentiers douloureux. Il faut ranger et diluer les idées boueuses, se purger, laver et irriguer. Il n’est plus temps de songer, il faut agir au gré du courant. Les temps se ramifient vers l’estampe d’une aventure unique. Les voiles se nouent sur le monde et les chastes ancrages se délitent. il faut ranger les peurs dans des tiroirs et avancer dans la joie et le coeur. Le cerveau ment, l’usure est proche et des trous, béances calcinées, absorbent le sens. Ne tremble pas, le monde vibre et l’anneau nous garde de l’asphyxie. Les champs hagards moissonnent des fruits délictueux. L’inverse l’autre fustige des poisons rectilignes. Stop.
[temps]
Un dernier sursaut volontaire. L’harmonie de tes mirages foisonne d’une liqueur féconde. Les lymphes stellaires s’enracinent et l’oiseau se pose sur la branche. L’arbre de vie bourgeonne et les rayons solaires capitulent sous la pluie. L’ombre rôde sous la tourbe de la rivière. L’écho de nos voix cristallise l’amour en son centre.
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