De l’individuation

Légende, Mes célébrations

Promenade en vélo. Le lit de la rivière est redescendu et les sédiments boueux jonchent les chemins. Je ne m’y suis pas aventurée. Je suis restée plantée là, à observer la nature qui s’éveille, quelques pâquerettes, bourgeons. Le soleil qui danse entre les branches au rythme du chant des oiseaux. Je me sentais presque de trop dans cette harmonie. Et puis j’ai changé mon regard, je me suis mise à danser dans ma quête d’auto-erotisme. Ça m’a complètement nourrie d’un « je ne sais quoi » de beau. Je vais m’obliger à en faire une routine. Puisque l’amour est enfant de bohème, j’irai partout où il m’invite et m’invente. J’inonderai le monde de ma douceur et de mon regard de beauté.

Je n’ai plus le goût du combat, ni des miroirs, ni de montrer ou donner ce que je vois, ni de me tourmenter à la place des autres, j’ai fait le chemin, qu’ils fassent le leur. Je veux juste être, en présence. Ils s’habitueront et les miens me reconnaîtront et même si personne ne me reconnaît, je suis en paix aussi avec cela.

Je vais apprendre à rester dans mon silence.

2 réflexions sur “De l’individuation

  1. Avatar de letroll2clermont

    Bonjour,

    J’ai toujours habité la campagne, il me suffit de quelques pas pour être en communion avec la nature. Les forêts n’tant pas toujours entretenues j’en reviens avec quelques égratignures et mon apparence trollesque surprend ceux que je croise aux abords du village. Cela me tiens a bonne distance d’eux. et je n’en demande pas plus.

    Belle balade Madame.

    Aimé par 1 personne

    1. Avatar de Lunamorphose

      Bonjour,

      Je vous imagine bien avec le poil hirsute. J’habite la campagne dans une petite maison pas loin de la ville et de la rivière. Ici, il n’y a pas vraiment de forêt mais les bords de rivière sont très beaux et il y a beaucoup de chemins… depuis plusieurs semaines, les chemins sont impraticables à cause des inondations. La décrue est récente, je ne m’aventure pas encore sur les sentiers car il y a quelques années je me suis retrouvée embourbée et j’ai vraiment galéré à rentrer avec de la boue partout. Au contraire, j’aime bien bavarder avec les gens que je croise. Pas longtemps, des fois quelque mots peuvent m’apporter une vision nouvelle.

      Merci, aujourd’hui, je vais jardiner un peu.
      Belle journée à vous, Monsieur.

      J’aime

Laisser un commentaire