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Beowulf, Les tourments

Il y a les larmes, mon arme, mon armure, mon art mûr, murmure…

Je te quitte, non parce que je ne t’aime pas mais parce tu me fais mal et j’ai choisi de m’aimer. De m’offrir toute la tendresse que tes bras ne pourront jamais m’offrir. Je te quitte car je pleure. Je ne sais pas pourquoi je pleure, mon âme, mon coeur savent. Si je pleure, c’est parce que je vais te quitter. Je te quitte parce que tu ne m’aimes pas. Tu as du désir pour mon corps, tu as du désir et je suis ton objet. Le désir sans amour ne vaut rien. Mon corps est un écrin, prendre mon écrin sans le bijou, c’est nier ma valeur. je suis un être d’amour et tu le sais. Tu en abuses, tu entretiens la flamme, juste assez pour me garder. Tes petites attentions ne sont pas des actes d’amour mais une façon de me garder. Si tu m’aimais, je n’écrirais pas ce texte et mon coeur danserait dans la joie et la beauté. Tu ne m’aimes pas et l’amour est la clé de mon corps. Je referme ma porte avec ma clé d’amour. Je te quitte parce que je sais que mon chemin est beau, je peux marcher seule, je l’ai fait tant de fois. Sur mon chemin, il y aura des compagnons qui sauront reconnaître ma valeur et s’ils ne me reconnaissent pas, je les quitterai au bon moment, quand le temps des larmes viendra.

Je ne t’ai pas encore dit que ma porte se refermait.

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