
J’ai fini mon dessin. J’ai passé la journée dessus, du levé à minuit.
L’honnêteté. Étrangement, je n’arrive pas à en parler. Je me suis sentie très seule au monde, ce soir. Ça me fait souvent ça quand je passe plusieurs heures avec plein de monde et que je me retrouve dans ma solitude la plus complète, même mon fils est parti… je remets tout en question et je me mets à chialer comme une madeleine, cette part en moi qui dit « bouh personne ne m’aime ». Ça ira mieux demain, j’irai en forêt, histoire de marcher dans la nature et me décharger. Les arbres sont très fort pour ça et d’excellente compagnie. Ça fait plus d’un mois que je me suis coupée du monde des informations. Trop anxiogène pour l’hiver… puis merde, j’hiberne quoi ! Je me fous du monde.
Je sens déjà les énergies dark, ça ne doit pas être folichon. Ça remue sévère en ce moment. Je sens les fondations d’un monde qui s’étiolent de plus en plus….

C’est très proche de ce que je ressentais juste avant le COVID. Je sens les ombres planer et pourtant Dieu sait que je monte en vibration, j’ai l’impression qu’on me happe par les pieds.
Mon amant me manque, ses bras, sa peau, son âme, son esprit et ses yeux dans lesquels j’aime me perdre… j’arrive déjà plus à me souvenir avant lui. Je me rends compte qu’il prend beaucoup de place dans mon coeur. Je devrais peut-être prendre un deuxième amant pour ne pas devenir accro… je ne veux plus m’accrocher, la chute est trop rude. Il est hors de question que j’y laisse encore des plumes…
Je sais qu’il me porte parfois, j’en ressens le besoin. Je suis trop vaste pour moi-même, j’ai peur de me perdre et de ne jamais retrouver le chemin. Je crois que c’est l’amour qui me fait ça. J’ai l’impression que l’amour ou le désamours de moi-même m’ouvre des brèches tellement énormes. Je suis tellement abîmée par ces enfoirés… par ce monde dans lequel je n’ai pas ma juste place et en plus j’en veux pas. Putain il y a des fois, je voudrais que le train s’arrête pour descendre… chut. Allez je vais dormir. Demain est un autre jour.