Dans mon coeur et dans ma tête, il y a une voix, la même qui bat à l’unisson de mon être retrouvé et unifié.
Ne plus attendre, ne plus chercher, ne plus donner, ne plus s’abandonner et surtout, ne plus mendier. Lutter contre ma nature généreuse dans un monde de prédation.
Je m’emballe comme une jeune débutante et je me cogne les dents sur des détails insignifiants. La chute est toujours rude mais je me relève. Je déteste jouer l’illusion des mots sans âme. Je préfère les silences bavards. Je me joue la scène de l’amoureuse avec des voiles et je me laisse danser pour l’ivresse d’une tendre caresse. J’y crois de moins en moins… je ne suis pas une chienne.
Si je devais faire un vœux, ça serait de rencontrer un loup qui me regarde vraiment, avec les yeux de l’amour. Je ne parle pas des désirs mais de l’amour. Ce monde que je côtoie souvent quand je ne suis plus d’ici-bas. Ces fulgurances d’absolu, mon pays, ma source. Je veux la vie entière ou crever.
Je me fatigue, parfois j’aimerais partir pour ne jamais revenir. Ce monde n’a plus rien à m’offrir et je m’emmerde de plus en plus.
J’ai de plus en plus de mal à jouer le jeu. Je n’ai plus d’illusions et je vois trop.
Demain est un bon jour pour …