Nuit de la sagesse

Mes célébrations
Couronne de Yule

Qu’est-ce que cette année m’a enseigné ?

Janvier 2024 : La force de quitter ma zone de confort en déménageant.

Février 2024 : En cassant une terrasse à la force de mes bras, je me suis découverte une volonté incroyable et l’impression de casser en même temps ma chappe de plomb. J’ai découvert qu’en dessous, j’étais entrain de renaître. J’ai eu la grippe.

Mars 2024 : mise en place de mon jardin, planter des arbres, semer des graines, creuser des buttes permacoles, mettre les mains dans la Terre et me reconnecter à la mère nourricière. Retrouver des sensations perdues, de fortes émotions. Planter l’espoir et l’abondance. J’ai retrouvé un oiseau mort sous mon lit en rentrant de chez ma mère. J’y ai senti un mauvais présage.

Avril 2024 : observer la vie croître, à l’extérieur comme à l’intérieur. Danser mon coeur, la vie. Rencontrer les tourments et les obstacles. Ne pas me découvrir d’un fil, pas encore. Constellation familiale qui m’a chamboulée au plus profond, conscientisation de la malédiction familiale sur les hommes et la profonde douleur des femmes qui remonte à très loin. Un appel vers mon père, un partage de sa légende familiale. Je ne savais pas encore que c’était la dernière fois que j’entendrai sa voix.

Mai 2024 : peau neuve, connexion avec la vie qui grandit. M’émerveiller comme une enfant de cette magie. Planter le potager.

Juin 2024 : Je sens que je guéris, je me construis, de nouvelles connexions avec moi-même qui m’ouvre le champ des possibles.

Puis un appel de mon frère. Notre père a eu un grave accident, traumatisme crânien, coma… c’était le soir du solstice d’été. Une semaine à t’accrocher à la vie que tu chérissais. Tu es parti le 26/06/2024 me laissant dévastée par le vide et la douleur.

Puis tu t’es manifesté, le disjoncteur qui disjonctait sans raison, ma lampe de chevet qui scintillait, ma cigarette électronique qui clignotait toute seule, des oiseaux, des plumes et des libellules. Tu étais partout et tu me signifiais ta présence qui m’a beaucoup soulagée et raccrochée à la vie. Je t’ai accompagné.

Juillet 2024 : j’ai 50 ans. Je ne l’ai pas fêté, pas le coeur. J’étais très seule et dans un même temps, j’apprends que je suis affectée dans un autre établissement, sans avoir été consultée, sans sommations… de colère, je passe à la résignation. Ce n’est peut-être pas si mal le changement… Je suis en vacances, nous verrons à la rentrée. Je profite de mon jardin, je me recentre. J’aménage la terrasse. Ma fille a enfin trouvé un logement, je vais pouvoir vivre un peu pour moi.

Août 2024

La vie s’écoule, je suis paisible. Étrangement, je me sens très proche de mon père. L’été est merdique, il pleut tout le temps et il fait froid. Moi, ça me va, je déteste la chaleur. Je profite dès que le soleil se pointe et je me bats contre le mildiou sur mes plantations. Je finis par lâcher prise, on a réussi à manger de délicieuses tomates et j’ai ri de mes tous petits potimarrons.

J’ai beaucoup grossi, c’est décidé, à la rentrée je me reprends en main !

Septembre 2024 : Régime ! Je fonds à vue d’œil. Je découvre mon nouvel établissement. Plus petit et plus familial aussi. J’accompagne trois petits mecs en 6 eme, HPI, hypersensibles et hyperactifs… tout un programme.

Octobre 2024 : j’adore mon nouvel établissement, je retrouve un certain équilibre et je me surprends à rêver nouvel amour, nouvelle rencontre. Je me souviens de mon pendule qui quelques années auparavant m’avait annoncé une belle histoire en 2024… je m’incris sur Meetic sans trop y croire et je me désinscris 1 h plus tard, non je vais laisser la vie faire. Le lendemain un mail, c’était toi. Beowulf… téléphone, messages étonnement, balbutiement… affolant.

Novembre 2024 : une rencontre, mes résistances, dérèglement, mes sens en alerte. Je redécouvre le goût de la création. Mon coeur se régénère. Je maigris encore. Je me retrouve. J’apprends à m’aimer, à me respecter. Je fais peau neuve. Je retrouve le goût de mon sexe. Tu me chavires. Je deraisonne, je te quitte mille fois et je reviens. Tu es là, patient et touchant. Tu me soutiens dans mes luttes internes. Je t’ai raconté mes abysses et nous nous sommes accordés sur ton ancrage en moi. Pour ne pas y retourner, plus jamais. Je retrouve la joie de la gratitude.

Décembre 2024 : Il est revenu et je l’ai vaincu grâce à moi, la force de mon père et toi, Beowulf, qui me tient à la force de tes bras. Libérée, délivrée !

Un cycle s’achève et mon, notre printemps sera beau. Je me sens plus légère.

Cette année fut, sans nulle doute, la plus belle et lumineuse de ces 20 dernières années. Je m’ebroue de mes tourments, telle une Terre pendant la tempête. Tout est mort derrière et neuf devant. Je ne me retournerai plus et je reprends ma course.

Merci la belle vie 🙏🏼♥️

La folle sage.

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