
Il y a les lentilles sur le feu, les chats qui miaulent et l’imprimante qui n’a plus d’encre.
Il y a toi, qui semble loin et moi qui ne veux plus mendier.
Il y a jeudi qui chante et ma peau et ma chair et mes os… et toi, nous.
Il y a mon esprit qui va trop loin, trop haut et mon âme qui s’accroche comme elle peut.
Il y a ce nouveau moi que je ne domine pas tout à fait, ou ce moi retrouvé dont j’ai perdu l’habitude.
Il y a l’ombre qui grandit et sa lumière à venir, combat de titans.
Il y a mon élève qui a joué toute la journée à jeter une ancre au bout d’une ficelle.
Il y a nos regards complices, nos âmes qui bavardent et nos désirs suintants.
Il y a l’espace de nos rêves qui culmine, les vertiges, les dérives.
Il y a tes racines dont j’ai besoin pour rester au sol et tes branches accueillantes.
Il y a mes soupirs, tes yeux gourmands et ton ancre sur mon voilier.